Frais d’achat immobilier à Maurice pour un acheteur étranger
Acheter un bien immobilier à Maurice implique plus que le prix du bien. Droits d’enregistrement, frais de notaire, banque, change et taxes 2026 doivent être anticipés.

Les frais d’achat immobilier à Maurice vont au-delà du prix affiché du bien, surtout pour un acheteur étranger. Droits d’enregistrement, honoraires notariaux, frais bancaires, conversion de devises, charges récurrentes et fiscalité éventuelle doivent être anticipés pour établir un budget clair et réaliste.
L’île Maurice continue d’attirer les acheteurs internationaux grâce à des dispositifs d’acquisition structurés, un cadre notarial éprouvé et l’absence de contrôle des changes. Il dépend aussi du type de bien, du cadre d’acquisition, de la date d’enregistrement de l’acte, du mode de paiement et de l’usage prévu.
Comprendre le coût réel d’un achat immobilier à Maurice
Le prix de vente constitue la base du budget, mais il ne représente pas l’ensemble du coût d’acquisition. Pour un acheteur étranger, il est essentiel de distinguer le prix du bien des frais nécessaires pour finaliser, enregistrer et gérer l’achat.
Les principaux coûts à prévoir peuvent inclure :
les droits d’enregistrement ;
les honoraires notariaux ;
les frais administratifs et bancaires ;
les frais de change et de conversion de devises ;
les éventuels honoraires d’agence ;
les frais liés à un financement bancaire ;
les charges de copropriété, d’entretien ou de gestion après l’achat ;
la fiscalité applicable si le bien est mis en location.
Le montant total dépend du type de bien, du dispositif d’acquisition choisi, du profil de l’acheteur et de l’usage prévu. Un achat destiné à une résidence personnelle, un investissement locatif ou une détention patrimoniale à long terme n’appelle pas toujours la même lecture budgétaire.
Pour mieux comprendre les dispositifs d’acquisition ouverts aux étrangers, vous pouvez consulter notre article sur les programmes d’investissement immobilier à Maurice.
Droits d’enregistrement et frais de notaire
Parmi les frais d’achat immobilier à Maurice, les droits d’enregistrement et les honoraires notariaux sont généralement les premiers éléments à examiner. Ils sont distincts du prix d’achat et doivent être confirmés dès le début du processus.
Les droits d’enregistrement sont liés à l’enregistrement de l’acte de vente. Ils figurent parmi les principaux coûts d’acquisition et sont habituellement réglés par l’acquéreur au moment de l’enregistrement.
Les honoraires notariaux couvrent la préparation de l’acte, les formalités liées au titre de propriété et le travail juridique nécessaire pour finaliser la vente. Le notaire joue un rôle central dans la transaction : il encadre le processus documentaire, veille à la conformité des formalités et assure l’enregistrement officiel de l’acte.
Avant de signer, il est recommandé de demander une estimation claire couvrant les droits d’enregistrement, les honoraires notariaux, les éventuels frais administratifs, les coûts de documentation et les frais liés à un financement bancaire si l’achat est réalisé avec un prêt.
Cette estimation permet de comparer plusieurs biens sur une base plus juste et d’éviter les mauvaises surprises au moment de la signature.
Taxes immobilières et changements prévus en 2026
Pour de nombreuses transactions immobilières, les droits d’enregistrement à Maurice sont souvent associés à un taux de 5 %. Toutefois, certaines acquisitions par des non-citoyens sont concernées par des changements applicables aux actes enregistrés à partir du 1er juillet 2026.
Pour certains transferts de biens résidentiels impliquant des non-citoyens dans le cadre de dispositifs définis par l’EDB et de cadres légaux associés, le taux applicable passe à 10 %.
Le point essentiel à retenir est la date d’enregistrement de l’acte. Une réservation, une promesse d’achat ou un avant-contrat ne détermine pas nécessairement le taux finalement applicable si l’acte définitif est enregistré plus tard. Ce point mérite une attention particulière pour un achat en VEFA, une construction par phases ou une acquisition proche de l’échéance du 1er juillet 2026.
Pour les acheteurs qui envisagent un achat sur plan, notre article sur la VEFA à l’île Maurice explique le cadre juridique, les paiements échelonnés et les principales protections à connaître avant la signature.
La taxe de transfert doit également être comprise, même lorsqu’elle est contractuellement due par le vendeur. Elle peut influencer le prix demandé, la négociation et la stratégie de revente. Pour un acheteur étranger qui investit dans une logique patrimoniale, locative ou de plus-value, ce point peut donc avoir un impact indirect sur le projet.
Le traitement applicable doit toujours être confirmé avec un notaire ou un conseiller fiscal. La nature du bien, le statut des parties, le dispositif d’acquisition et la date d’enregistrement effective peuvent modifier la lecture finale.
Pour une analyse plus détaillée des changements fiscaux annoncés, notre article sur le Budget 2025 et immobilier à l’île Maurice pour les non-citoyens explique les mesures à connaître avant d’acheter.
Frais bancaires, change et règle des 85 %
Pour un acheteur étranger, le paiement du prix doit être anticipé avec soin. Le processus bancaire ne se limite pas à un simple virement. Il comprend également la vérification de l’origine des fonds, les documents de conformité, les frais de transfert, la conversion de devises et le calendrier de paiement.
Depuis les amendements réglementaires de décembre 2024, les non-citoyens qui achètent un bien sous les régimes IRS, RES, IHS, PDS ou Smart City doivent transférer leurs fonds depuis l’étranger en devises librement convertibles. Ces fonds doivent ensuite arriver sur un compte local ouvert à Maurice, dans le cadre de la procédure applicable aux acquisitions immobilières par des non-citoyens.
Par la suite, 85 % du prix de vente est réglé en roupies mauriciennes, tandis que les 15 % restants peuvent être payés en devises ou en roupies, selon les règles applicables au programme et le processus notarial.
Il ne s’agit pas d’une taxe, mais d’une règle de paiement qui influence directement la planification de trésorerie. Le moment de la conversion, les frais bancaires et les marges de change peuvent modifier le coût final exprimé dans la devise d’origine de l’acheteur.
Les banques peuvent aussi demander plusieurs documents avant de traiter le dossier, notamment un justificatif d’identité, un justificatif de domicile, des preuves d’origine des fonds et les documents liés à la transaction. Il est donc préférable de préparer ce dossier en amont, surtout lorsque l’achat implique un calendrier de paiement serré.
Location, revenus et revente
De nombreux acheteurs étrangers investissent à Maurice dans une logique locative ou patrimoniale. Si le bien est mis en location, les revenus générés doivent être étudiés sous l’angle fiscal mauricien.
Un non-résident fiscal peut être imposable à Maurice sur ses revenus de source mauricienne. Les loyers issus d’un bien situé à Maurice ne doivent donc pas être considérés comme exonérés par défaut. Une retenue à la source peut également s’appliquer lorsque le loyer est versé à un non-résident.
Le traitement exact peut varier selon le payeur, la résidence fiscale du propriétaire, la structure de détention du bien et le mode de gestion locative retenu. Les propriétaires étrangers doivent aussi vérifier si la location courte durée requiert des autorisations ou licences spécifiques.
Si la mise en location fait partie de votre projet, notre article sur le rendement locatif à l’île Maurice en 2026 explique comment évaluer la rentabilité réelle d’un bien, entre location longue durée, location courte durée, frais et contraintes d’exploitation.
La revente mérite également d’être anticipée. Maurice ne prélève généralement pas d’impôt autonome sur les plus-values immobilières, mais certains gains peuvent être traités comme des revenus ordinaires si l’opération relève d’une activité commerciale, spéculative ou répétée.
Pour un particulier qui détient un bien comme résidence secondaire ou placement patrimonial à long terme, la situation peut être différente de celle d’un investisseur professionnel. Une validation fiscale personnalisée reste donc recommandée lorsque la stratégie inclut une mise en location, plusieurs acquisitions ou une revente à moyen terme.
Foire aux questions
Quel est le coût réel d’un achat immobilier à Maurice pour un étranger ?
Le budget global doit couvrir le prix du bien, les droits d’enregistrement, les honoraires notariaux, les frais bancaires, les éventuels frais d’agence, la conversion de devises, l’assurance, l’entretien et les charges récurrentes.
Quel est le montant des droits d’enregistrement immobilier à Maurice ?
Les droits d’enregistrement constituent un coût d’acquisition majeur, réglé lors de l’enregistrement de l’acte. Pour certaines acquisitions par des non-citoyens via des dispositifs EDB, le taux passe à 10 % pour les actes enregistrés à partir du 1er juillet 2026.
Les frais de notaire sont-ils inclus dans le prix d’achat immobilier à Maurice ?
Non, en règle générale. Les honoraires notariaux et les frais liés à l’enregistrement doivent être budgétés séparément et confirmés avec le professionnel avant signature.
Les revenus locatifs d’un bien à Maurice sont-ils imposables pour un non-résident fiscal ?
Oui. Les revenus locatifs issus d’un bien situé à Maurice peuvent être imposables en tant que revenus de source mauricienne. Une retenue à la source peut aussi s’appliquer lorsque le loyer est versé à un non-résident.
Y a-t-il un impôt sur les plus-values immobilières lors de la revente à Maurice ?
Maurice ne prélève généralement pas d’impôt autonome sur les plus-values immobilières. Toutefois, certains gains peuvent être taxés comme des revenus ordinaires si l’opération relève d’une activité commerciale ou spéculative.
Préparer un budget clair avant d’acheter à Maurice
Les frais d’achat immobilier à Maurice pour un acheteur étranger ne se limitent pas au prix du bien. Droits d’enregistrement, frais notariaux, charges bancaires, conversion de devises, dépenses récurrentes et fiscalité éventuelle influencent tous le budget final.
Cela rappelle simplement l’importance d’une préparation soignée. Avec les bonnes informations, un acheteur peut comparer les biens plus justement, anticiper l’impact des changements applicables à partir du 1er juillet 2026 et éviter les mauvaises surprises au moment de la signature ou de la revente.
Pour un acheteur étranger, la meilleure approche consiste à établir une vision complète des coûts dès le départ. Un budget clair, un notaire de confiance, un dossier bancaire bien préparé et, si besoin, un conseil fiscal personnalisé permettent d’avancer plus sereinement.
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Sources
Finance Act 2025, dispositions applicables à compter du 1er juillet 2026
Economic Development Board, amendements aux régimes IRS, RES, IHS, PDS et Smart City
Economic Development Board, FAQ sur les amendements aux régimes immobiliers
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et reflètent la situation au moment de la publication. Les taux, conditions d’éligibilité, procédures, délais, règles bancaires et fiscales mentionnés sont susceptibles de changer sans préavis. Il est conseillé aux lecteurs de vérifier toutes les informations auprès de professionnels qualifiés et des autorités compétentes avant toute décision d’achat ou d’investissement. Allys et ses représentants déclinent toute responsabilité pour les erreurs, omissions ou changements survenant après la publication.




